Les mesures de relance internationales ouffrent de nouvelles opportunités

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Les mesures de relance internationales ouffrent de nouvelles opportunités
Article de Daniel Fauser publié le 12 novembre 2020 dans la catégorie Durabilité
Avec le nouveau Président américain Joe Biden et ses projets de Green New Deal, y aura-t-il un changement de cap en matière de politique environnementale aux États-Unis ? Les républicains semblent déterminés à s’y opposer, mais nous prévoyons des investissements conséquents dans des projets d’infrastructure verts. En Europe, la politique a déjà fait un grand pas en avant, et le pacte vert pour l’Europe comprend des projets ambitieux pour une transition vers une économie propre et circulaire.

Co-auteur: Rocchino Contangelo

Prochain objectif : zéro émission nette d’ici 2050, ancré dans la loi européenne sur le climat. Le pacte vert pour l’Europe présenté en décembre 2019 est le projet phare de la Commission européenne, qui est ainsi la première institution transnationale à élaborer une feuille de route détaillée et contraignante pour une économie durable.

Un plan d’action européen ambitieux

L’UE souhaite être climatiquement neutre d’ici 2050 et ancrer cet objectif dans la loi européenne sur le climat. Mais pour y parvenir, il faut non seulement une volonté politique forte, mais aussi un plan d’action global garantissant une utilisation plus efficace des ressources et la lutte contre la pollution. L’UE considère pratiquement tous les secteurs économiques comme des partenaires actifs pour :

  • Les investissements dans de nouvelles technologies écologiques ;
  • l’introduction de moyens de transport publics et privés écologiques et économiques ;
  • la décarbonisation du secteur de l’énergie ;
  • l’augmentation de l’efficacité énergétique des bâtiments et
  • l’amélioration des normes environnementales partout dans le monde.

Ces objectifs ambitieux nécessitent des investissements. La Commission européenne prévoit donc de mettre à disposition des moyens importants issus du budget pour six ans existant de l’UE (env. 1 milliard d’euros) et du nouveau fonds "Next Generation EU" (env. 0,75 milliard d’euros). Il est d’ores et déjà établi que certains secteurs profiteront davantage et probablement plus tôt que d’autres de ces investissements.

Les infrastructures et les technologies propres sont clairement les principaux bénéficiaires

Les premières analyses montrent déjà que l’UE accorde la priorité absolue à la rénovation des bâtiments et à l’électrification du secteur des transports. Les bâtiments et le secteur de la construction sont responsables de 39 % des gaz à effet de serre dans le monde, ils sont les plus gros consommateurs d’énergie de l’UE et font donc en fin de compte la course en tête pour le plus grand potentiel d’économies. Le secteur des transports est également responsable de 29 % des gaz à effet de serre (dont 72 % environ pour le transport routier) et constitue ainsi un autre point de départ prometteur dans la lutte contre le changement climatique. C’est pourquoi les fabricants et fournisseurs de produits qui contribuent à l’efficacité énergétique des bâtiments (par exemple, pompes à chaleur, matériaux isolants, Smart Home) et à l’électrification des routes et des rails (par exemple, infrastructures de charge, systèmes de motorisation alternatifs, fournisseurs de technologies ferroviaires) profiteront certainement en premier lieu du développement écologique.

Un vent écologique venu d’outre-Atlantique

Il existe également des aspirations à une économie plus respectueuse de l’environnement aux États-Unis, par exemple avec le Green New Deal annoncé par le Président élu, Joe Biden, qui prévoit des investissements importants dans les infrastructures vertes. Faute de raz de marée victorieux des démocrates aux élections américaines, ces investissements devraient toutefois s’élever à 1 milliard de dollars américains sur quatre ans et non à 2 milliards comme ce qui était initialement prévu.

Les projets de Biden pour un avenir vert ressemblent beaucoup à ceux de l’UE. Ainsi, il ne souhaite pas seulement adhérer de nouveau à l’Accord de Paris et atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050, mais prévoit également pour cela des investissements significatifs d’environ 1 à 2 milliards de dollars américains. Tout comme l’UE, il promeut la décarbonisation de la production d’électricité grâce au développement massif d’énergies renouvelables (solaire/éolien), l’accélération du développement de systèmes de motorisation alternatifs (électriques/hybrides ou à base d’hydrogène), ainsi que l’augmentation de l’efficacité énergétique dans l’industrie et les infrastructures.

Les signaux sont donc clairement au vert et les investisseurs n’ont plus qu’à identifier les entreprises et les secteurs qui profiteront de ces plans de relance mondiaux massifs. Dans notre gamme de produits "Sustainable" actifs, nous misons précisément sur cette vague verte et évaluons donc les opportunités d’investissement durables attractives par nos activités de recherche ESG intégrées.

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