Tout va bien (ou presque)

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Tout va bien (ou presque)
Article de Stefano Zoffoli publié le 01 décembre 2020 dans la catégorie Allocation d'actifs
Les marchés des actions et la quasi-totalité des catégories de placement plus risquées ont profité du dénouement des élections américaines et de la percée du vaccin contre le coronavirus pour mettre en avant les aspects positifs de la situation actuelle sur les marchés boursiers. Par conséquent, les cours ont nettement augmenté. La reprise conjoncturelle attendue pour l'année à venir, l'apport en liquidités toujours élevé, voire en hausse, des banques centrales et la dynamique des cours plaident en effet en faveur de nouveaux gains sur les cours des actions.

Mais nous ne voulons pas suivre totalement cette tendance, car le climat est déjà presque à l'euphorie, les quotes-parts de liquidités dans de nombreux portefeuilles ont été réduites au minimum en faveur des actions et des obligations d'entreprises, et les valorisations sont devenues chères. L'indice boursier mondial marque de nouveaux sommets qui se situent désormais à 6% au-dessus du niveau précédant la crise du coronavirus. En ce début décembre, nous restons donc équilibrés au niveau du benchmark.

  • Si la conjoncture mondiale croît comme prévu en 2021, les secteurs cycliques devraient alors être gagnants.
  • ·Nous voyons le plus grand potentiel dans les secteurs qui ont réussi à générer des dividendes pendant la pandémie (p. ex. les banques, l'énergie), et avons donc augmenté notre position dans ceux-ci.
  • La hausse des bénéfices des entreprises obtenue par l'effet de levier est plus importante pour les small caps que pour les blue chips. Malgré une progression des cours ces derniers mois, les actions des valeurs secondaires sont historiquement avantageuses par rapport aux grandes entreprises.

  • Les rendements des obligations d'entreprises sont chers et donc peu attrayants suite aux achats des banques centrales et à la demande privée que ceux-ci ont engendrée.
  • C'est pourquoi nous nous concentrons plutôt sur les obligations d'Etat chinoises et les titres américains protégés contre l'inflation.
  • Notre concentration sur les emprunts convertibles est payante.

  • L'Asie, et en particulier la Chine, continueront à stimuler la conjoncture mondiale en 2021 : leur contribution à la croissance du PIB mondial s'élève à presque 50%.
  • A court terme, nous tablons cependant sur le fait que l'Europe et les Etats-Unis, ainsi que d'autres régions qui ont le plus souffert de la pandémie, peuvent réaliser un certain potentiel de rattrapage par rapport à la Chine et l'Asie.
  • Ainsi clôturons-nous pour le moment notre surpondération régionale dans les placements cycliques asiatiques.

Mandats spéciaux d'allocation d'actifs décembre 2020

Pondération relative par rapport à l'allocation stratégique des actifs (ASA) en % en novembre et décembre 2020