Des taux réels bas justifient une évaluation élevée des actions

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Des taux réels bas justifient une évaluation élevée des actions
Article de Stefano Zoffoli publié le 01 juillet 2020 dans la catégorie Allocation d'actifs
Début juin, les fortes plus-values nous ont incités à revenir à une pondération neutre des actions au milieu du mois et nous maintenons désormais ce positionnement en juillet. En ce moment, l'épuisement des besoins de placement suite à la réduction des quotas de liquidités et la dynamique réduite de la politique monétaire expansionniste plaident contre une hausse de la pondération des actions. Bien que les évaluations des actions soient élevées en comparaison historique, nous pensons qu'elles pourraient le rester encore pendant un certain temps. Le situation de faibles taux d'intérêt réels qui perdure augmente l'évaluation des actions.

Le bilan économique définitif de la pandémie est encore difficile à évaluer et de nombreuses entreprises continuent à fonctionner avec une faible visibilité. La reprise économique a cependant été plus rapide que ce que l'on craignait au départ. Elle continuera probablement à soutenir le marché pendant un à deux mois, après quoi l'élan issu de la nécessité de rattraper le retard après le confinement s'atténuera.

Notre tactique combine des secteurs d'actions stables comme la Suisse et les technologies de l'information avec des secteurs cycliques comme les titres mondiaux et les petites capitalisations. Nous renforçons actuellement notre position dans les actions britanniques, bon marché car délaissées par les autres investisseurs. Nous vendons les titres pharmaceutiques : le secteur souffre en raison des sondages actuels sur les élections aux Etats-Unis. Les résultats des enquêtes placent actuellement le démocrate Biden largement en tête ; comme chacun le sait, les démocrates s'efforcent de renforcer le contrôle sur les prix des médicaments. En ce qui concerne les obligations, nous continuons à combiner les primes de crédit avec des obligations protégées contre l'inflation.

  • Les actions britanniques présentent un potentiel de rattrapage, ayant perdu 10% par rapport aux actions européennes au cours des 12 derniers mois.
  • Compte tenu de la valorisation favorable des actions britanniques, peu de bonnes nouvelles peuvent déclencher une embellie dans ce domaine. La nature cyclique du marché boursier britannique s'inscrit dans cette optique.
  • Les négociations sur le Brexit pourraient donner lieu à de bonnes surprises étant donné les faibles attentes. Un premier mini-accord sur le transport de marchandises a été conclu. La livre britannique pourrait également bénéficier de surprises positives après sa récente faiblesse.

  • Nous augmentons encore nos participations dans les technologies de l'information parce que la dynamique de croissance est ininterrompue - sans pour autant réduire les marges.
  • Nous ne craignons pas qu'une bulle se développe dans le secteur des technologies. La réduction de la volatilité des bénéfices des poids lourds du secteur plaide en effet contre une telle bulle.
  • D'autre part, nous considérons que l'intention déclarée de différents gouvernements de durcir le traitement fiscal des géants de la technologie est un risque.

  • Les raisons qui rendent l'or attrayant pour nous restent les mêmes.
  • Il s'agit des taux d'intérêt réels extrêmement bas, de l'augmentation des attentes en matière d'inflation et des doutes généralisés quant à la politique monétaire non conventionnelle.
  • Le volume des achats d'or et l'activité sur les marchés à terme n'ont pas été excessifs jusqu'à présent.

Mandats spéciaux d'allocation d'actifs mai 2020

Pondération relative par rapport à l'allocation stratégique des actifs (ASA) en % en juin et juillet 2020:

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Allocation d'actifs