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En savoir plus sur l'utilisation de bénéfice des sociétés anonymes suisses.

Les rachats d'actions dénoncés par les responsables politiques

Les rachats d'actions sont actuellement controversés aux Etats-Unis. Quelques politiciens clés voient dans les rachats d'actions une menace pour l'intérêt général et veulent les réglementer. En Suisse, les rachats d'actions ou leur réglementation n'ont pour l'instant pas été abordés au niveau politique. Cette controverse politique gagnera-t-elle notre pays à l'avenir ?

Les voix critiques du Sénat américain

"Si les entreprises continuent à racheter leurs actions à ce rythme, les différences de revenus vont s'accroître, la productivité en souffrira et la vigueur des entreprises en pâtira à long terme. Et l'emploi américain continuera de décrocher." Ce sont les paroles claires des sénateurs américains Bernie Sanders et Chuck Schumer. Leur critique a été publiée par le New York Times dans une tribune. Leur revendication : réguler les rachats d'actions.

Le point de vue neutre sur les rachats d'actions

Dans la théorie de la finance d'entreprise, les rachats d'actions sont une forme parmi bien d'autres d'utilisation de bénéfice des sociétés anonymes. Les bénéfices peuvent être distribués en versant des dividendes ou en rachetant les actions. Les bénéfices peuvent toutefois aussi être conservés pour être réinvestis ou pour constituer des réserves. La théorie donne une réponse claire à la question du réinvestissement des bénéfices : le rendement de l'investissement doit dépasser les coûts du capital investi. Selon la théorie, un accès limité des dirigeants aux bénéfices (par la distribution de dividendes et le rachat d'actions) pourrait même avoir un impact positif : la direction est ainsi empêchée de constituer des réserves inutiles ou de suivre des projets non rentables (les "pet projects"). Quel est donc le problème avec les rachats d'actions ? 

L'intérêt propre du dirigeant

Les rachats d'actions ont entre autres pour conséquence de répartir les bénéfices futurs des entreprises entre des actions peu nombreuses. Le bénéfice par action est donc en hausse et, toutes choses égales par ailleurs (ceteris paribus), le cours de l'action également. Etant donné que la rémunération des principaux dirigeants est souvent liée au cours de l'action, les dirigeants sont donc soupçonnés de vouloir faire augmenter artificiellement leur salaire futur. L'objectif supérieur de l'augmentation à long terme de la valeur de l'entreprise serait donc subordonné aux objectifs de rémunération à court terme de dirigeants cupides, selon ce reproche. 

Comparaison des rachats d'actions

Le volume des rachats d'actions en Suisse est-il aussi élevé qu'aux Etats-Unis ? La réponse est clairement non. Si l'on observe l'évolution sur les cinq dernières années, on peut certes observer une hausse des rachats d'actions, mais la part des rachats d'actions des sociétés du SMI, qui représente environ 20% du bénéfice net, est encore clairement inférieure à la part des rachats d'actions des sociétés du S&P 500, qui représente environ 60% (voir graphique).

Rachats d'actions : Suisse vs. Etats-Unis 

Bénéfice distribuée par rachats d'actions

Le sujet des rachats d'actions sera-t-il aussi à l'ordre du jour politique en Suisse ?

Même si le nombre de rachats d'actions augmente en Suisse, nous sommes encore loin de la situation américaine. C'est pourquoi nous considérons que les rachats d'actions ne sont pas un sujet politique en Suisse, pour l'instant du moins. 

Si l'on prend en compte l'ensemble des distributions, c'est-à-dire les dividendes et rachats d'actions, on peut avoir un tableau plus précis des distributions aux actionnaires. Et il est très différent. Notre prochain article au sujet de l'affectation des bénéfices portera sur ce tableau en détail.

Portrait Silke Humbert

A propos de l'auteure

Silke Humbert, Head Product Specialists, travaille dans l’Asset Management de Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank depuis 2007. Elle est responsable des spécialistes produits. Elle est diplômée en physique de l'Université de Heidelberg ainsi qu' en économie de l'Université de Hagen


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