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Fonds obligataires

Retour de la prime de risque.

Benno Weber, Responsable obligations

Bataille de boules de neige

"Les répercussions de la bataille de boules de neige du libre-échange entre Washington et Beijing ne se dessinent pas encore. Nous nous positionnons avec un risque d'intérêt reduit et une attitude selective dans le crédit."

Benno Weber, Responsable obligations

Maintien de la bonne situation ou ralentissement?

Alors que Trump déclarait que la forte croissance de l’économie américaine n’en était qu’au début d’un essor de longue durée, le FMI mettait déjà en garde contre un refroidissement mondial de la conjoncture. Or, on n’en voit encore aucun signe.

Etats-Unis : toujours fort

L’économie américaine profite encore d’un vent favorable sur le plan budgétaire, alors que l’ampleur des dégâts provoqués par une guerre commerciale reste imprévisible. Par rapport au taux principal américain, la pression du renchérissement reste faible. La FED devrait procéder à un nouveau relèvement des taux directeurs en décembre, et pour 2019, trois à quatre relèvements sont probables. L’attitude systématique de la FED veille à maintenir plate la courbe des taux. Parmi les obligations, les titres high yield américains ont à nouveau affiché les meilleurs résultats; l’évolution toujours bonne des bilans des entreprises, un taux de défaillances historiquement bas et la faible activité d’émissions ont soutenu l’attractivité relative du secteur high yield.

Europe : signaux contradictoires

Alors que la normalisation de la politique monétaire remonte déjà à 2016 aux Etats-Unis, les premières manoeuvres en vue de freiner la politique monétaire européenne n’ont pas encore débuté. Sur le vieux continent, certains indicateurs précurseurs de la conjoncture révèlent actuellement un tassement de la dynamique de croissance. La Banque centrale européenne (BCE) escompte un affaiblissement temporaire et s’en tient à son intention de mettre définitivement un terme à ses achats de titres d’ici à la fin de 2018. Le retrait de la BCE des marchés obligataires pourrait pousser à la hausse les primes de solvabilité. Il ne faut sans doute pas s’attendre à un premier relèvement des taux directeurs de la BCE avant septembre 2019.

Marchés émergents : encore sensible

La hausse des taux d’intérêt réels aux Etats-Unis et la politique douanière américaine pèsent sur les marchés émergents. Dans un contexte de tensions politiques en Turquie, d’incertitudes quant aux élections brésiliennes et de conflit commercial larvé entre les Etats-Unis et la Chine, les marchés émergents ont perdu de leur attrait et ont subi d’importantes sorties de capitaux. Conjointement, la hausse de la volatilité des monnaies locales a poussé diverses banques centrales à relever leurs taux directeurs pour contrecarrer une forte dépréciation de la monnaie locale. De surcroît, l’Argentine a dû une nouvelle fois contracter des crédits en dollars US auprès du Fonds monétaire international afin de freiner la chute incontrôlée du peso argentin.

Les primes de rique de crédit restent volatil

Une reprise temporaire s'est accompagnée d'un faible approvisionnement en nouvelles émissions et d'un environnement macroéconomique généralement favorable. La majorité des résultats des sociétés ont également été positifs. Les inquiétudes concernant l'Italie et la Turquie ont entraîné une augmentation générale des primes de risque et sont restées volatiles jusqu'à la fin du trimestre (voir graphique ci-dessous).

Nous sommes positionnés avec prudence sur les obligations d'entreprises et maintenons notre position sur les débiteurs hybrides et subordonnés présentant de bonnes qualités bilantaires.

Suisse: le high yield montre les dents

Paradoxalement, ce sont les segments de marché aux notations élevées qui ont le plus souffert de la hausse des rendements, parce que leur duration est nettement plus longue. Le segment AAA présente actuellement une duration de 8,7 ans (qui va même jusqu’à 11,8 ans pour les obligations fédérales); le segment BBB atteint 4,5 ans.

Comme d’ordinaire, le trimestre d’été a été plutôt pauvre en nouvelles émissions; tant la Confédération que les cantons et les Banques Cantonales continuent à avoir besoin de peu de ressources.

Dans le domaine du crédit, le bon grain se sépare peu à peu de l’ivraie. Dans le segment high yield, qui a trouvé des preneurs ces dernières années au vu des misérables rendements suisses, le négociant grec en bijoux fantaisie Folli Follie a fait faillite; d’autres titres se sont également repliés. En revanche, les titres énergétiques européens ont affiché une bonne performance au 3e trimestre en raison de la reprise du prix de l’électricité.

Nous conservons un positionnement prudent. Nous sommes toujours d’avis que les primes de risques de crédit actuelles indemnisent à peine les risques courus.


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